Gilets jaunes

Les élites qui nous dirigent et nous gouvernent n’ont certes pas un travail toujours facile et gèrent de nombreuses contraintes que ne discernent pas toujours forcément les peuples. Mais ce que le peuple est capable de percevoir c’est que pendant que les dirigeants vivent dans une certaine aisance ils gèrent les citoyens souvent comme des statistiques et ne ressentent pas eux mêmes la traversée économique du désert eux qui prétendent à des lendemains plus réjouissants pour trop de victimes collatéraux de l’économie. C’est un peu comme une sorte de dérive « d’un gamer » qui ne fait des guerres virtuelles qu’à partir de derrière son écran.

C’est pour cela qu’à notre époque ceux qui prétendent pouvoir diriger les autres et leur imposer des efforts  devraient faire preuve de plus de modestie dans leur train de vie comme un signe fort de bonne volonté donné à ceux à qui ils demandent de la patience en partageant « les sacrifices collatéraux engendrés de par l’économie mondiale et démontrer qu’il est possible pour eux de s’engager au service du peuple dans des causes indépendamment des privilèges qu’elles peuvent rapporter….mais en tout état de cause je ne peux m’empêcher de méditer sur la vision du Maître Aivanhov face à une certaine impatience des gens à vouloir des changements de gouvernants pour changer leurs vies.

« Quels que soient les défauts d’une société, il n’est pas conseillé de chercher à y remédier par la violence. Certains diront que quand il faut tout changer, la violence est nécessaire. Non, et d’abord on ne doit pas confondre changements et bouleversements. Ce n’est jamais par la violence qu’on réalise les véritables changements et, on a pu souvent le constater, la violence entraîne le plus souvent des maux pires que ceux auxquels elle veut remédier.
En réalité, changer la société est l’affaire de chacun. Personne, aussi haut placé et puissant soit-il, ne peut décréter : « À partir de maintenant il n’y aura plus ni injustices, ni crimes, ni misère… » ou s’il le fait, cela ne servira pas à grand-chose. Que ce soit dans une bonne ou une mauvaise direction, jamais personne ne peut imposer de l’extérieur quoi que ce soit de définitif. Il ne se produira de véritables améliorations dans la société que le jour où les individus décideront de se transformer eux-mêmes, car chacun deviendra un facteur bénéfique et constructif pour tous. »
Omraam Mikhaël Aïvanhov

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