La possibilité du mal?

L’homme est la possibilité du mal, et cela signifie une seule chose : la possibilité de créer sans Dieu.

Quel est donc, d’après la Genèse, l’événement qui réalise cette possibilité ?

Un simple refus : celui de recevoir son être de Dieu

Quelle est en effet la promesse du serpent ? «  Vous serez comme Dieu. » Quelle ruse grossière ! Tel un promoteur immobilier qui voudrait nous vendre la maison dont nous sommes propriétaires, le serpent promet à l’humain d’être ce qu’il est déjà. Comment s’est-il laissé abuser ? Comment nous sommes-nous laissé abuser ? Qu’avons-nous réellement désiré dans la promesse vide d’être ce que nous étions déjà ? La réponse est simple : devenir l’origine de ce que nous sommes. Car la proposition du serpent est la suivante : « Le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu. » En d’autres termes, il suggère à l’humain de poser un acte (manger le fruit) qui aura des effets sur son être ; donc de se faire, par cet acte, l’origine de ce qu’il est.

Telle est la tentation du serpent – combler ce manque à être fondamental : je suis comme Dieu car il me crée à son image, mais je ne suis pas Dieu car il me crée ; je reçois mon être, je ne suis pas l’origine de moi-même. Le serpent me propose de me faire l’origine de mon être.

Et cela fonctionne. Mon acte de manger le fruit de l’arbre modifie mon être. Donc ma perception de tout.

 

Et tout changea…..

 

Dans son livre «  Osez désirer tout  » Denis MARQUET nous parle du désir qui nous met en marche, nous rend aussi inquiets, parfois confus et toujours insatiables.

Alors nous passons d’un désir à un autre, tenaillés par un amer sentiment de culpabilité.

Devons-nous donc, comme nous y invitent certaines sagesses, apprendre à renoncer ? Au contraire, nous dit la philosophie du Christ : désirons toujours, innocemment et infiniment.

 

Atypique. Marginal. Inclassable. Denis Marquet affiche d’emblée son « côté rebelle » et ne cache pas avoir eu, dès l’enfance, « un sentiment d’exclusion et de solitude, en lien avec (sa) recherche spirituelle ». Une recherche qui l’amène à la fin de l’adolescence à s’intéresser aux bouddhismes tibétain et zen, aux maîtres soufis…

Pourtant Denis Marquet a été baptisé, catéchisé et éduqué chez les maristes de Lyon. Sa mère et sa grand-mère étaient des catholiques très pratiquantes. Et lui-même n’a cessé d’être passionné par les Évangiles… « J’ai toujours senti qu’il y avait là-dedans une vérité vivante mais dont la vie avait été figée par la tradition. Et j’ai toujours été animé par le désir de retrouver cette vie-là. »

1 Comment

  • pege

    22 avril 2018

    Je note cette référence, auteur apparemment electron libre.
    Ok.

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